|
Ce voyage
comprenait deux jours à Tahiti, une croisière aux îles Marquises avec escales au
Touamotou,et pour finir une semaine à Moorea. Les îles Marquises, à 1500 km de
Tahiti, font penser à Gauguin et Jacques Brel qui s'y sont retirés à la fin de
leur vie. L'éloignement et, pour l'instant, l'absence d'aéroport international,
ont contribué à préserver ces îles d'un tourisme qui a déjà beaucoup changé
Tahiti comme Moorea et Bora Bora.
Depuis plus de 20 ans, un cargo mixte
assure la desserte de ces îles, leur apportant produits et équipements et
récupérant la production locale, à savoir le coprah et depuis peu les nonis, un
fruit reconnu pour ses propriétés bienfaisantes. Il s'agit là en partie d'une
oeuvre sociale, car l'Aranui dessert parfois de petites baies où ne vivent que
quelques âmes.
Et les "touristes" qui viennent à bord ont un peu le sentiment
de participer à cette oeuvre, contribuant à l'équilibre de la tournée faite
toutes les trois semaines.
Certes, après l'Aranui 2 qui ne pouvait accueillir
plus de 80 passagers, le dernier-né est devenu plus sophistiqué avec ses suites
et ses cabines de luxe, sa capacité de 190 passagers.. Mais les occasions de
contact avec l'équipage marquisien n'ont pas disparu, et nous avons eu la chance
de faire cette croisière en période creuse, avec moins de 90 passagers à bord,
nombre propice à créer une complicité au fil des jours.
Rien ne sera plus
comme avant, il y a maintenant l'électricité et le téléphone sans compter
quelques routes asphaltées et des 4x4 aux Marquises, mais l'authenticité et la
qualité de l'accueil sont encore au rendez-vous de ce bout du monde luxuriant
aux reliefs volcaniques extraordinaires gardés par les tikis (statues) d'un
passé énigmatique.
|
croisière effectuée sur
|
Croisières à Tahiti
|
Un grand merci à Daniela de la Compagnie Polynésienne de Transport Maritime qui affrète l'Aranui.
Elle a relu mes textes et m'a permis la correction de certaines inexactitudes.
C'est elle qui m'a aidé à reconnaître les feuilles d'un croton, les fruits du palmier, et à ne pas confondre lait et eau de coco. A ce propos, elle m'a appris que l'eau de coco, exempte de bactéries, était utilisée pendant la guerre dans tout le Pacifique lorsqu'ils manquaient de sérum physiologique .
remerciements
|